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Th.1 : Un projet de formation des enseignant-e-s dans une perspective de transformation sociale

vendredi 8 janvier 2010  Enregistrer au format PDF


Face aux attaques multiples et multiformes contre l’Éducation, la FSU doit construire dans l’unité intersyndicale la lutte indispensable, centralisée et non pas dispersée ou morcelée, pour obtenir l’abrogation de toutes les lois, le retrait de tous les projets qui organisent le démantèlement du service public d’éducation. La FSU se doit aussi de contribuer à l’émergence d’un véritable projet alternatif, lisible et mobilisateur, pour une autre société et pour une autre école.

Contre la marchandisation et la gestion entrepreneuriale déjà en place dans les lycées professionnels, l’enseignement supérieur et la recherche, nous opposons le droit à un système éducatif réellement démocratique et à une éducation émancipatrice pour touTEs. Aux trois voies de formation et aux filières, au dualisme scolaire, nous opposons un projet d’école unifiée par la nationalisation laïque, polyvalente et polytechnique sans orientation ni rupture jusqu’à la fin de l’actuel lycée, diversifiant les méthodes plutôt que les structures.

Il s’agit de faire en sorte que les élèves s’approprient les savoirs à partir d’un questionnement conduit dans un cadre collectif et coopératif, et non compétitif et sélectif, sous la direction de l’enseignantE, par l’utilisation entre autres du processus de “tâtonnement expérimental”.
Cette ambition nécessite un haut niveau de formation professionnelle pour touTEs, enseignantEs et non enseignantEs, de la maternelle à l’université, donnant accès au cours de la formation initiale comme au cours de la formation continue, aux avancées de la recherche universitaire, de la recherche pédagogique et de la recherche en didactique.

Pour cela la FSU doit exiger l’abrogation de la réforme de "mastérisation" et revendiquer :
- des pré-recrutements à l’issue du Bac ouvrant droit au statut d’étudiant salarié, en lien avec un plan de recrutement pluri annuel ;
- des concours à l’issue de la troisième année de Licence, ouverts à tout titulaire d’une Licence, et venant après des Unités d’Enseignement optionnelles de découverte et de sensibilisation organisées au sein des parcours Licence ;
- l’autonomie complète des IUFM, tant à l’égard des universités qu’à l’égard des corps d’inspection et des hiérarchies, conçus comme des écoles professionnelles universitaires spécialisées. La formation dans les IUFM doit s’inscrire dans un cadrage national évitant l’atomisation des formations.
- deux années de formation professionnelle rémunérée après obtention du concours pour toutes les catégories d’enseignantEs, prévoyant une entrée progressive dans le métier et donnant lieu à une validation finale de titularisation ;
- une première année de fonctionnaire titulaire permettant d’articuler acquis théoriques et pratiques pédagogiques ;
- la reconnaissance pleine et entière d’un niveau de qualification à Bac + 5, comme c’est déjà le cas pour les écoles d’ingénieurs.

Raymond Jousmet, Emancipation


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