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Th.3 : Changer le système, pas le climat

vendredi 8 janvier 2010  Enregistrer au format PDF


Le sommet de Copenhague s’est révélé être un véritable fiasco. L’échec des négociations et le refus des mesures palliatives telles qu’elles sont proposées doivent se traduire par la création d’un front large et uni exigeant la mise en œuvre d’une justice climatique mais aussi sociale, économique et politique. Il est nécessaire de développer une orientation syndicale en ce sens. Il s’agit de dénoncer
la « Stratégie européenne de développement durable », comme le capitalisme verdi , préconisé par Sarkozy ou Obama qui prétentendent rendre compatible la croissance illimitée, la compétitivité, la libéralisation du commerce , la privatisation de la planète et la préservation de l’environnement. Alors que c’est ce système fondé sur ces principes qui est en cause dans la crise écologique. L’humanité ne peut plus se permettre un nouveau cycle de croissance capitaliste, même keynésien. Le capitalisme suppose l’accumulation et la croissance illimitées, la marchandisation de la nature or il faut aller vers une forte réduction des consommations énergétiques, des émissions de GES , une réduction du temps de travail. Le capitalisme ne fera pas ça ou sous la pression d’un mouvement social qui menacerait son existence même.

Il faut dépasser les limites de l’idéologie environnementale « officielle » qui, derrière un prétendu consensus, dissimule des discours antagonistes et des discours de culpabilisation pour mettre en place des mesures aussi injustes qu’inefficace -comme la taxe carbone- ou qui défendent de fausses solutions technologiques. Le nucléaire est une fausse solution : Quid des déchets radioactifs auquel aucune solution pour le stockage n’a été trouvée, sinon de reporter le risque sur les générations futures. En outre, cette source d’énergie n’est pas viable à long terme. Aujourd’hui le nucléaire représente environ 3% de l’énergie consommée sur la planète, et même en multipliant par 10 le nombre de centrales nucléaires, on porterait au mieux ce taux à 40% de l’énergie produite mondialement, avec lequel les réserves mondiales d’uranium seraient épuisées en seulement 6 ans.

Il est essentiel que le mouvement syndical prenne ses responsabilités et développe sa propre orientation : dans l’élaboration de véritables alternatives économiques, sociales et écologiques et politique parce que on peut pas laisser les choix économiques, sociaux et environnementaux aux mains d’un oligarchie économique et politique, principale responsable de la crise actuelle.

L’urgence est de construire la mobilisation sur la crise écologique comme sur la crise sociale. Et l’enjeu c’est non seulement de mobiliser à l’occasion des manifestations comme à Copenhague ( auxquelles le syndicalisme était très faiblement présent) mais c’est surtout la transcription des enjeux écologiques en luttes sociales. Pour être efficace, il faut mobiliser les salarié-es pour qu’ils soient les acteurs directs de la rupture écologique, il faut intégrer la lutte contre la crise écologique dans l’agenda de tous les acteurs sociaux – tout particulièrement des syndicats, dont la FSU- comme partie intégrante de leur engagement pour autre monde.

Ecole Emancipée


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