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Th.3 : Comment répondre aux besoins spécifiques des personnes âgées ?

vendredi 8 janvier 2010  Enregistrer au format PDF


Le combat contre les discriminations passe par le refus d’une segmentation de la population qui vise à faire apparaître indistinctement retraités et personnes âgées comme un coût pour la société, du fonctionnement de laquelle ils seraient exclus.
Cela revient à méconnaître la nécessité d’une rémunération du travail, en rapport avec la qualification et le niveau de vie acquis, jusqu’à la fin de la vie et de fait à nier le principe de la pension de retraite comme rémunération ou traitement continué.

Les salariés devenus retraités, continuant d’être tributaires de la part de plus value consacrée à la rémunération du travail, et relèvent du même champ social que les actifs.

Le maintien de la dénomination associant « retraités et personnes âgées » de certains organismes, y compris publics, peut donc être remis en question, dans la mesure où sous prétexte d’intégrer la dimension « personnes âgées », ils amalgament des associations aux buts sociaux disparates, des fournisseurs privés de services à la personne et des organisations syndicales et négligent la référence propre au statut de retraités.

En revanche la spécificité des besoins des personnes âgées, au fur et à mesure qu’apparaissent les signes d’une perte d’autonomie, des difficultés liées à l’insuffisance des pensions et à leur retard par rapport à l’évolution économique globale du pays, requiert une meilleure prise en charge par le corps social tout entier.
Les Services publics sont une réponse aux besoins sociaux, en particulier à ceux des personnes âgées aujourd’hui particulièrement mal couverts, avec l’ambition d’ouvrir des droits nouveaux, et d’apporter des réponses globales.

Vu la décentralisation de nombreuses responsabilités sociales en direction des collectivités territoriales, il faut mettre en place un organisme et un cadre réglementaire nationaux assurant une égalité de l’offre de services sur l’ensemble du territoire, un cahier des charges prescriptif pour fixer les obligations de service public délégué ou en régie directe, un contrôle de l’effectivité de leur mise en oeuvre, une définition des besoins (transports, accessibilité, logements…). 
La forme d’ Agence nationale déconcentrée pourrait répondre à la double exigence de respecter le principe de libre administration des CT, et d’assurer la garantie d’égalité des droits des usagers sur l’ensemble du territoire.

Elle pourrait coordonner au niveau régional et départemental la construction d’un réseau d’établissements publics lieux de vie, de prévention et de soins , les services d’aide à domicile, la mise en place des schémas gérontologiques, assurer le suivi des plans nationaux Alzheimer et Solidarité Grand Âge. Les emplois à créer pourraient relever pour certains de la Fonction Publique territoriale.
Gérée avec la participation de représentants élus des usagers et des personnels, elle pourrait au niveau déconcentré ad hoc comporter également des représentants des CT dans ses instances délibératives mais disposerait d’un budget accordé par l’Etat. Les structures existantes (CLIC, CODERPA…) pourraient subsister comme organes spécifiques des CT.

Jean-Paul Beauquier, Benedicte Vrain, Unité et Action Snes


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