Pour Info - FSU - En ligne


Accueil > Archives > Année 2009-2010 > N°454 - Du 4 au 8 janvier - 2010 > Th.4 : Favoriser la place des femmes par des mesures contraignantes

Th.4 : Favoriser la place des femmes par des mesures contraignantes

mercredi 6 janvier 2010  Enregistrer au format PDF


Le texte de congrès (thème 4) tire un bilan quant à la place des femmes dans la FSU pour le moins éloquent : « 34% de femmes, 66% d’hommes participent au CDFN et au BDFN en moyenne sur les trois dernières années ». Pour ce qui est des SD et CFR, dont le texte reconnaît qu’elles sont les structures les moins féminisées dans la fédération – c’est dire…-, il n’a pas été possible d’établir un état des lieux par l’Observatoire de la parité, pourtant mis en place à cet effet au dernier congrès, faute de réponses au questionnaire envoyé… Le bilan n’est donc pas bon pour une fédération qui, de surcroît, syndique des secteurs très féminisés du salariat… On peut même raisonnablement penser que la situation s’aggrave depuis la création de la FSU. Il est grand temps de prendre le problème à bras le corps !

Si faire un état des lieux reste nécessaire, cela ne peut tenir lieu d’activité féministe au sein de la fédération. L’inefficience de l’Observatoire renvoie avant tout à une faible conscience collective des problèmes qui subsistent sur le terrain de l’égalité des sexes, et donc à un réel manque de volonté sur la question, tant au niveau des SD que dans les structures nationales. Il faut plus que jamais faire de la féminisation du fonctionnement et des instances de la fédération une question centrale de nos préoccupations, donc prise en charge collectivement.

De ce point de vue les mesures « incitatives » sont restées pour l’essentiel à l’état de recommandations, dont la mise en oeuvre est laissée à la bonne volonté de chacun-e. Cela n’a manifestement permis aucune amélioration quant à la présence des femmes dans les instances et la vie de la fédération, au contraire.

Aujourd’hui voter un énième texte de congrès qui se contenterait de dire en somme : « il faut faire mieux parce que sinon c’est pas bien », c’est clairement accepter qu’on ne changera rien à une situation inadmissible. Mieux vaut ne rien dire plutôt que de rabâcher des formules hypocrites car vides de toute portée pratique. Il nous faut donc sans plus tarder prendre des mesures contraignantes pour faire qu’aucune instance ou délégation de la FSU ne puisse compter moins de femmes que d’hommes, à l’unité près. Certains syndicats de la FSU s’appliquent déjà ce type de contrainte, il n’y a pas de raison que la fédération s’y refuse au prétexte que ce serait inapplicable. Notre fonctionnement fédéral prend en compte une multitude de contraintes pour composer les instances, il est toujours édifiant de constater que c’est la représentation des femmes qui semble la contrainte la plus insurmontable. Mais des mesures contraignantes ne peuvent se concevoir sans une vision globale du problème et des solutions à mettre en oeuvre.

Par exemple, une réflexion spécifique doit être menée en direction des SD pour permettre une féminisation réelle des Secrétaires départementaux, faute de quoi les instances nationales sont condamnées à rester masculines. (On peut réfléchir en terme de temps de décharge, de binômes ou de rotation).

Ecole Emaancipée


RSS 2.0 | Plan du site | Réalisé avec SPIP | Site national de la FSU