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Th.4 : Les retraités au cœur de nos débats

mercredi 6 janvier 2010  Enregistrer au format PDF


« Retraités Boom »

20 000 syndiqués retraités à la FSU, en croissance depuis 5 ans. C’est une force et il faut réfléchir au phénomène comme aux perspectives.
La fidélité au syndicat est, d’année en année, moins de métier que d’attachement aux orientations développées : le métier passe, pas la réalité sociale. Le choix de société, le type de syndicalisme, adaptation au possible ou transformation sociale, les formes démocratiques internes et la démarche unitaire, tout cela contribue à maintenir à la FSU et dans ses SN un ensemble important d’adhérents et de militants. Cela sera-t-il suffisant à l’avenir ?
Les générations qui passent à la retraite ont connu les périodes de forte syndicalisation.

Des problématiques transversales

Avec toutes les luttes à mener, la FSU peine à adapter son dispositif militant. Comment faire face sur tous les terrains et avec qui ?
L’activité des retraités militants peut couvrir un champ relativement vaste car ils sont à la fois directement touchés par les questions interpro et sociales au contact des retraités des autres centrales liés à d’autres forces, associatives, sociales et politiques expérimentés, deux générations ayant connu Juin 36 et la Libération et Mai-Juin 68 et des luttes sociétales (libertés, droits des femmes en particulier).
Ils ont des expériences à transmettre auprès des « jeunes actifs salariés ».
Dans des luttes d’ensemble où ils ont leur place et y représentent bien souvent la FSU, ils sont prêts, avec les actifs salariés, à créer des équipes militantes pour réunir, expliquer, proposer des solutions.
Qu’attend la FSU de ses retraités ?

Le pliage des journaux, l’apport numérique aux manifs, c’est indispensable, mais ne retiendra pas longtemps les adhérents. La simple solidarité n’en fait pas des acteurs militants.

Depuis le congrès de Marseille, les SFR leur permettent d’être en phase avec les mouvements en cours, comme acteurs. Avec les UCR et la FGR, elles peuvent contribuer à faire que l’opinion publique, les « usagers » « force diffuse » et difficile à mettre en mouvement, prenne vie et force et, un peu comme les parents d’élèves à partir des années 60, devienne une force partenaire des syndicats. Les « Rencontres de Novembre » dont la première tenue a été un succès, doivent pouvoir s’ouvrir à d’autres, lancer des initiatives publiques.

La FSU doit mieux associer les retraités syndiqués aux décisions, actions et réflexions sur les grandes thématiques transversales : ils sont un lien entre générations de militants, entre retraités d’organisations différentes. La FSU doit saisir cette chance, garantir une meilleure représentation des retraités dans ses instances délibératives (Congrès, CDFD, CFR ..).

Sans remettre en cause le lien des retraités avec leur SN, une extension de l’action vers l’interpro doit pouvoir leur permettre de mieux intervenir sur le terrain, (CODERPA, actions concrètes de défense de leurs intérêts matériels et moraux), mais aussi nationalement sur la dépendance, (étendre la Sécu et la renforcer face aux assurances) et imposer un espace encore inexistant de négociation sur les pensions.

Proposons à nos partenaires de rassembler des retraités de manière interpro et sur des bases géographiques, ce qui serait une voie pour dépasser les divisions actuelles.


Stéphane Batigne, Ecole Emancipée, FSU 42


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