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Th.4 : Pour la réunification syndicale

mercredi 6 janvier 2010  Enregistrer au format PDF


La loi 2008-789 du 20 août 2008 (accord CGT/CFDT) bouleverse profondément les règles de représentativité syndicale de droit commun. Dans la fonction publique, les « accords de Bercy », signés le 8 juin 2008 par 6 syndicats (CFDT, CFTC, CGT, UNSA, Solidaires, FSU), contiennent des dispositions parallèles à celles du droit commun. Le conseil des ministres a validé en avril 2009 un projet de loi depuis mis en sommeil.
L’évolution de la CGT qui n’hésite plus à signer des accords, a fait bouger les représentations et a bousculé la fonction de confédérations timides à l’action mais utiles à la négociation. L’articulation entre les capacités à mobiliser, à agir mais aussi à négocier est très clairement posée. Il n’y a plus de rente de situation possible dès lors qu’il n’y a plus d’accords minoritaires possibles.

A priori, seules la CGT et CFDT devraient à terme être en capacité d’élaborer un projet syndical cohérent au niveau interprofessionnel et des branches.

La CGT après son congrès

La CGT n’a pas pris la mesure de sa propre responsabilité dans l’hypothèse d’un regroupement syndical. Face aux évolutions du monde du travail, elle a comme objectif la syndicalisation des jeunes de tous milieux. Le congrès de Nantes aura été un congrès sur les structures, pour mieux les adapter aux nouveaux enjeux politiques et économiques. La CGT ne donne aucun signe de reconstruction syndicale.
En interne, certains misent sur les nouvelles règles de représentativité pour "faire le vide" autour d’elle. Les ralliements "pieds et poings liés" sont plus faciles à gérer. Ils évitent de discuter du fond, des orientations et des méthodes.
Solidaires

Dans « Solidaires », il est affirmé que la recomposition n’est pas à l’ordre du jour. Ce qui importe c’est de continuer à développer l’union syndicale sur son orientation. En même temps, il est admis qu’un processus de rapprochement, s’il se mettait en mouvement, ne pourrait pas laisser les « Solidaires » indifférents.

La FSU et son congrès de Lille

Le congrès fédéral sera sans doute partagé entre les tenants d’un maintien de l’identité « éducation nationale » de la FSU et donc de l’autonomie, et les partisans d’une dynamique d’unification.
Il est prévisible que les syndicats fédéraux périphériques à l’éducation, exposés au big-bang de la RGPP, auront la bride sur le cou pour se livrer à des accords électoraux circonstanciels de gré à gré.
L’attente inscrit l’impuissance
Le syndicalisme français vit un des tournants les plus importants de son histoire. Nous avons une fenêtre de temps réduite devant nous si nous voulons être acteurs de notre destin.

La FSU doit, en saisissant simultanément la CGT d’une part, l’Union Syndicale Solidaires d’autre part, ouvrir une phase publique de rapprochement pour aller vers une organisation confédérale unifiée. Dans ce processus, d’autres composantes peuvent trouver leur place.
Donnons un signe mobilisateur. L’impuissance de la mobilisation interprofessionnelle à créer le rapport de force pour imposer d’autres choix politiques repose aussi sur l’éclatement des forces syndicales. La réunification syndicale contribuera efficacement à la relance de la syndicalisation. La dynamique de réunification syndicale déplacera autant qu’elle dépassera la théorisation des lignes de démarcation des appareils actuels.


FSU 44 (extraits de motion votée à l’unanimité du congrès)


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