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Th.4 : Syndicalisme : ni immobilisme, ni raccourcis

mercredi 6 janvier 2010  Enregistrer au format PDF


Incroyable atonie syndicale de cette rentrée ! Confrontée aux difficultés du monde du travail, non seulement l’interpro des 8 a explosé au sol, après avoir dilapidé le potentiel affirmé dans la rue les 29 janvier et 19 mars 2009, mais les 7 restants s’avèrent incapables de proposer autre chose qu’un 7 octobre !

L’attente des salariés est forte quant à la prise en compte de leurs problèmes quotidiens. Mais aussi leur espoir de voir les organisations syndicales s’opposer plus fermement aux politiques gouvernementales et patronales. Car il y a bien, aussi un débat stratégique d’orientation syndicale. Lobbying à la mode de la CES ou affrontement sur le terrain, il faudra bien choisir…

Aujourd’hui, il faut proposer un nouveau projet radical à vocation unitaire : reconstruire un syndicalisme de masse qui réponde quotidiennement aux attentes des salariés, des chômeurs dans le cadre d’un processus d’unification syndicale.

Lors du SNES de mars 2009, malgré toutes les circonvolutions d’usage, des camarades ont bataillé pour une intégration rapide dans la « grande CGT ». Cette position, heureusement minoritaire, est en réalité dangereuse car elle peut faire capoter, par sa précipitation et ses raccourcis, un processus réellement prometteur. Quelle serait en effet la perte de syndiqués dans tout mouvement précipité qui apparaitrait comme un abandon de nos fondamentaux ? Qui peut croire qu’à l’intérieur de la CGT les refus ne seraient pas renforcés par une telle perspective ?

Pourtant, des évolutions s’expriment au sein de la CGT pour un travail unitaire de long terme, sans pour autant que la ligne de la conf issue de son congrès soit claire, oscillant entre auto-proclamation, ouverture maintenue vers la CFDT et travail avec la FSU, voire Solidaires...
Redisons le, pour l’ÉÉ, « Il ne s’agit ni de rejoindre tel ou tel, ni de “fusion-absorption”, ni d’accepter une satellisation par un “partage” des responsabilités, des compétences et des prérogatives. Il s’agit de proposer dans le même temps à la CGT et à Solidaires, de la base au sommet, un processus de confrontation, d’actions, de réflexions, de propositions capables d’entrainer et de remotiver des militants, et au-delà des salariés. »

Mais tout immobilisme serait aussi mortifère. Dans la FSU, combien de syndicats « non enseignants » supporteront d’attendre que les syndicats enseignants se mettent d’accord ? Alors que la RGPP, et sa version RéATE, massacrent les SP et les personnels, alors que nos syndicats concernés ne peuvent que déplorer leur impuissance et le peu d’aide de leur fédération, pouvons-nous continuer seuls comme si de rien n’était ?

L’engagement réel et déterminé de Solidaires est décisif. On sait que la CGT et Solidaires, parce qu’ils jouent, même de façon disproportionnée, dans la même cour, sont souvent en situation de « conflits ». On sait enfin que Solidaires invoque des divergences d’orientation stratégique pour justifier sa réticence à tout engagement plus durable. La FSU peut et doit jouer un rôle décisif de d’intermédiaire. Les choses bougent avec les 2 colloques « bilatéraux ». Dans les élections aux DREAL hier, comme demain dans les préfectures, comme le 21 dans la FP, l’unité de la FSU, la CGT et Solidaires montre le chemin.

Les initiatives prises, les rencontres formelles et informelles, font bouger les lignes. Elles nous confirment dans la conviction qu’avancer est le meilleur moyen de dépasser les freins existants.

Ecole Emancipée


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