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Unité Action FSU

mardi 5 décembre 2006  Enregistrer au format PDF


Le mandat adopté à Perpignan sur l’élargissement de la FSU continue de susciter débat dans la FSU. Sa mise en œuvre n’a guère été au delà de l’accueil des syndicats de la FP qui ont formulé la demande de s’affilier à la FSU et qui pour la plupart l’avaient déjà fait savoir au moment du congrès de Perpignan. Beaucoup pensent cependant que cet élargissement donne déjà à la fédération une vision plus large des enjeux de la fonction publique et de certaines questions de société. Pour autant ce bilan doit être précisé par le Congrès
Au delà du bilan se pose la question de la suite. Personne aujourd’hui ne semble vouloir d’un retour en arrière ne serait-ce que parce qu’il poserait un problème grave à des syndicats qui sont désormais membres de la fédération. Par contre certains, souhaitent que soit évoquée la possibilité d’aller plus loin que le mandat de Perpignan, notamment en revenant sur la question de l’élargissement aux salariés des Services publics, voire aux salariés chargés de missions de Service public (cf proposition d’amendement EE), ce qui conduirait, de fait, à une forte ouverture sur le privé. Mais surtout, le débat engagé à partir du rapport Hadas-Lebel sur la reconnaissance de la représentativité des organisations syndicales conduit à faire le constat que la FSU ne dépasse les 5% présentés souvent comme le niveau minimum pour prétendre à la représentativité que dans la seule fonction publique d’Etat. D’où l’idée avancée, ici ou là, d’aller soit vers une « confédéralisation » de la FSU soit de s’associer avec d’autres (L’EE avance de nouveau l’idée d’une union syndicale avec les Solidaires, option que nous avions rejeté à nos précédents congrès). En même temps, il apparaît maintenant certain que le débat sur l’évolution des critères de représentativité n’aura pas été tranché par le gouvernement au moment où se tiendra le Congrès.
En fonction de l’état réel de la fédération et de ses tensions, le Congrès de Marseille devrait décider pour le prochain mandat d’ une part de ne pas remettre en cause le champ actuel de syndicalisation de la fédération, d’autre part de pleinement investir le mandat de Perpignan, c’est à dire de mener une vraie politique d’implantation de la FSU dans les 3 fonctions publiques, ce qui constituerait un objectif extrêmement ambitieux. Il reste beaucoup à faire pour s’implanter par exemple dans l’ensemble de la FPT mais aussi dans de nouveaux ministères et a fortiori dans la FPH : à cet égard nous avons un objectif essentiel dans les mois à venir, nous préparer aux élections dans la FPT en n’oubliant pas qu’elles auront évidemment une influence sur la représentativité globale de la FSU.
Ce qui veut dire aussi que la FSU doit se donner les moyens de faire toute leur place aux syndicats nouvellement arrivés.
Elle devrait en même temps poursuivre ses initiatives pour travailler à l’unité syndicale et nouer des relations permanentes avec les autres organisations syndicales et confédérations.


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