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ça suffit les rabais, il nous faut du concret !

jeudi 30 mars 2006  Enregistrer au format PDF


Infirmier(e)s de l’Education Nationale : ça suffit les rabais, il nous faut du concret !

Les infirmières et infirmiers que nous représentons à 83 % en ont assez que les engagements y compris écrits qui leur ont été donnés par des ministres d’état ne soient pas respectés. Assez du refus du Ministre de l’Education nationale d’entendre leurs préoccupations. Assez de l’aggravation de leurs conditions de travail.

- Refus de reprendre dans la carrière des infirmiers la totalité des années d’exercice infirmier effectués hors fonction publique comme c’est le cas à la Fonction Publique Territoriale, malgré les engagements du précédent Ministre de l’Education nationale et du Ministre de la fonction publique du gouvernement de M. Raffarin ;

- Imposition d’un nouveau mode de calcul des logements de fonction dont les incidences financières sont catastrophiques sur les infirmières d’internat qui assurent chaque semaine 3 nuits d’astreinte en plus de leur service de jour. Alors qu’il était déjà très difficile de trouver des infirmières pour assurer ce type de service aux fortes contraintes, le risque est grand de ne plus avoir de professionnels qui acceptent d’assurer cette mission de service public, pourtant essentielle pour les élèves internes ;

- Réduction de l’enveloppe des frais de déplacements des collègues itinérantes en contradiction avec les hausses successives du carburant, conduisant notre profession à ne pas pouvoir assurer toutes les missions qui lui sont confiées ;

- Les 300 créations de postes inscrits au budget 2006 ne permettront toujours pas à notre profession d’assurer la totalité de ses missions notamment en secteur rural : à la rentrée 2006 il y aura 6600 postes d’infirmière pour plus de 8000 collèges et lycées publics, 55 000 écoles et 2 millions d’étudiants...

- Suppression sans concertation du caractère obligatoire et gratuit de la visite médicale des étudiants, dans une période où chacun sait qu’une grande partie de ces étudiants est en réelle difficulté financière et d’accès aux soins ;

- Abandon des statistiques nationales spécifiquement infirmières qui permettent pourtant d’analyser et d’évaluer les besoins et les demandes des jeunes en matière de santé et de prévention ;

- Refus de reconnaître la spécialité de l’exercice infirmier à l’éducation nationale et d’accorder à notre profession une formation diplômante en université de type Diplôme Inter Universitaire ;

Recruté(e)s pour participer à la réussite scolaire et universitaire des élèves et des étudiants, les infirmier(e)s de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur n’hésitent pourtant jamais à s’engager pleinement auprès des jeunes dans le cadre de leurs missions de soins, de prévention et d’éducation pour la santé : conduites addictives, mal être, suicide, sexualité, contraception d’urgence, équilibre alimentaire, maltraitance, violence sous tous ses aspects,...

C’est pourquoi, à l’appel de nos deux organisations syndicales, les infirmières et infirmiers se retrouveront à Paris le 4 avril prochain d’une part pour dire leur lassitude et leur colère à Gilles de Robien, leur Ministre de tutelle et à Christian Jacob, Ministre de la fonction publique dont dépendent un certain nombre de réponses, d’autre part pour demander aux députés d’intervenir favorablement sur l’ensemble de ces dossiers.

Paris, le 23 mars 2006


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